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L’exploration des Pays d’en haut Le Régime français : 1610-1763 Des premières incursions |
Adoptant fidèlement le mode de vie autochtone, allant jusqu'à mener une vie de débauche aux yeux de Samuel de Champlain et des missionnaires, Étienne Brûlé a des rapports difficiles avec ces derniers. Il se montre plus ou moins coopératif quand il s'agit d'apprendre les langues autochtones aux missionnaires. Champlain, qui parle de lui en termes affectueux dans les premières années, l'appelant « son garçon », développe à son égard une opinion plutôt négative. Il faut dire qu'à ses yeux, Étienne Brûlé commet probablement la pire des fautes à la fin de sa vie. En 1629, lors de la prise de Québec par les Anglais, le coureur des bois se met au service des frères Kirke, qui sont responsables de la chute de la petite colonie française. Amèrement déçu, le « père de la Nouvelle-France » porte alors un jugement sévère sur les agissements d'Étienne Brûlé et de son compagnon Nicolas Marsolet. L'aventurier choisit néanmoins de regagner la Huronie. La suite de sa vie est obscurcie par l'absence de témoignages, mais tout indique que ses rapports avec les Hurons-Ouendats se dégradent jusqu'à sa mise à mort par des membres de cette nation vers le mois de juin 1633. Quand Champlain revient cette année-là en Nouvelle-France, la colonie ayant été rendue à la France, Étienne Brûlé n'est plus. Les chefs Hurons-Ouendats craignent que les Français vengent la mort d'Étienne Brûlé, mais Champlain n'en a aucunement l'intention et les rassure à ce sujet. Le destin d'Étienne Brûlé, en qui on aime voir le « premier Franco-Ontarien », est celui d'un homme très courageux, doté d'un esprit indépendant et d'une forte personnalité, peu impressionné par les discours sur la patrie et la foi. Personnage haut en couleurs, Étienne Brûlé est une source d'inspiration pour les romanciers et continue d'occuper une place de choix dans la mémoire collective. |
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