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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L’exploration des Pays d’en haut

   Le Régime français : 1610-1763

      Des premières incursions
      françaises à la destruction
      de la Huronie (1610-1650)

         Samuel de Champlain

 

 

Le voyage de 1613 jusqu'à l'île des Allumettes

En mai 1613, les Autochtones ne se sont pas rendus en grand nombre au Saut-Saint-Louis (Rapides de Lachine) et la traite s'y révèle peu fructueuse. D'autre part, le témoignage de Nicolas de Vignau sur sa visite à la mer du Nord suscite chez Samuel de Champlain beaucoup d'intérêt. Il décide donc de partir, en compagnie de ce Nicolas de Vignau et probablement aussi d'Étienne Brûlé, en direction de cette fameuse mer du Nord. Sa description de l'Outaouais est la première qu'en ait fait un Européen. Au-delà des Rapides des Chenaux, les Autochtones conduisent l'expédition par les terres d'un lac à l'autre, pour éviter des rapides et un long détour de la rivière. C'est sur les rives de l'un de ces lacs (Green Lake) qu'est retrouvé, plus tard au XIXe siècle, ce qui semble être l'astrolabe de Champlain, un instrument servant à déterminer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon. Les voyageurs rejoignent la rivière des Outaouais à l'île des Allumettes. Samuel de Champlain ne continue pas au-delà de ce point. Cet épisode reste empreint de mystère. Les Algonguins de l'île, dirigés par un chef doté d'une forte personnalité (Tessouat), se méfient des visées expansionnistes des Blancs et contrôlent jalousement le va-et-vient sur la rivière des Outaouais. Ils accusent Nicolas de Vignau d'avoir menti concernant sa visite à la mer du Nord. Mais c'est sous la menace que l'interprète passe aux aveux. Champlain croit cependant à la thèse du mensonge et décide de rebrousser chemin. Avant de partir, il plante une croix sur les rives du lac des Allumettes, inaugurant ainsi officiellement la route française de l'Ouest. Au retour, les canots empruntent la rivière des Outaouais pour l'ensemble du trajet.

Samuel de Champlain

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003