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L’exploration des Pays d’en haut Le Régime français : 1610-1763 Des
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Dans leur désir de « porter la foi » jusqu'au coeur des vastes étendues « sauvages », les missionnaires deviennent des explorateurs. Les Récollets et les Jésuites ont contribué aux connaissances qui permettent la réalisation des premières cartes de la région des Grands Lacs. En 1623, sept ans après son premier voyage en Huronie, le récollet Joseph Le Caron revient sur les bords du lac Huron en compagnie de deux confrères, les pères Gabriel Sagard et Nicolas Viel. La mort tragique du père Viel par noyade au printemps 1625, qu'on pense être un assassinat par des mains autochtones, retarde quelque peu l'arrivée des Jésuites qui s'apprêtaient alors à venir prêter main forte aux Récollets en Huronie. Ils parviennent néanmoins sur les rives du lac Huron en 1626. Pendant l'occupation anglaise (1629-1633), les missionnaires reprennent le chemin de la France. Seuls les Jésuites sont de retour en Huronie à partir de 1633. De cette époque jusqu'en 1649, année tragique où s'achève la destruction de la Huronie, les missionnaires sillonnent le territoire compris entre les lacs Huron et Érié et sont aussi présents dans la région du lac Nipissing. Ce sont des années troublées, où le contact entre les deux cultures est loin d'être facile. Mais la connaissance géographique de la région progresse jusqu'à permettre, grâce à la collaboration entre Blancs et Autochtones, la réalisation d'une carte tout à fait exceptionnelle de la région de l'actuelle péninsule ontarienne, la première à être explorée par les Blancs. |
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