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Missions et forts après le Régime français Après la Conquête (1763), les autorités britanniques interdisent l'entrée dans la colonie de membres des communautés religieuses. La paroisse de l'Assomption demeure le seul poste d'évangélisation qui arrive à maintenir une continuité après la Conquête. Une levée de cet interdit permet une reprise de l'activité missionnaire qui se manifeste surtout à partir des années 1840. Les Jésuites concentrent alors leur action à l'Ouest, au Nord et au Nord-Ouest du territoire ontarien actuel, alors que les Oblats exercent leurs fonctions dans la vallée de l'Outaouais et le Nord-Est ontarien. Le commerce des fourrures, quoique ralenti pendant quelques décennies, reprend à la fin du XVIIIe siècle et entre dans l'ère de la libre concurrence. Les deux principales compagnies qui se disputent férocement le territoire, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la baie d'Hudson, établissent des forts dans ce qu'on appelle encore les Pays d'en haut. À partir de 1821, ces établissements se concentrent dans les mains de la Compagnie de la baie d'Hudson qui se fusionne à sa rivale. La matière première, les fourrures, est puisée loin au Nord-Ouest, principalement sur le territoire de l'actuelle province du Manitoba. Mais des lieux d'échanges importants, qui servent de relais entre Montréal ou la baie d'Hudson et les postes de traite de l'Ouest, sont toujours situés sur le territoire qui correspondra bientôt à l'Ontario. Comme dans le passé, missions et forts ou postes de traite se situent souvent à proximité les uns des autres. Aux XIXe et au XXe siècles, au fur et à mesure qu'apparaissent d'autres pôles de développement économique, avec les industries forestière et minière et la construction des chemins de fer, l'action des missionnaires se déploie sur un territoire plus vaste. Les missionnaires s'établissent là où les populations se concentrent, desservant à la fois les familles de colons d'origines diverses et les Autochtones. |
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