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Le premier peuplement des rives de la rivière Détroit À la faveur de la Grande paix de Montréal qui s'apprête à être signée avec les Iroquois, Antoine Laumet de Lamothe-Cadillac, accompagné de 50 colons, de 50 militaires et d'une centaine d'Autochtones, se rend sur les rives de la rivière Détroit à l'été 1701. Parti de Montréal aux premiers jours de juin, le convoi parvient à destination le 24 juillet suivant, ayant emprunté la route du Nord (rivière des Outaouais, rivière Mattawa, lac Nipissing, rivière des Français, lac Huron, lac Sainte-Claire et rivière du Détroit). Les premiers établissements se font sur la rive Nord de la rivière Détroit, sur le site de l'actuelle ville de Détroit. C'est d'ailleurs sur la rive Nord qu'est construit le fort Pontchartrain dès 1701. Outre le fort, on entreprend tout de suite la construction de plusieurs autres structures : entrepôts, chapelle, palissade. Dès l'automne 1701, l'arrivée de femmes dans l'établissement doit montrer aux Autochtones que les Français ont vraiment l'intention de s'installer en permanence. Divers groupes autochtones, venus d'un large rayon géographique, installent leurs villages aux abords du fort. Les générations de Français qui grandissent sur les rives de la rivière Détroit aux XVIIe et XVIIIe siècles partagent leur quotidien avec les Autochtones. Les dix premières années de la petite colonie ne sont pas faciles. Les difficultés sont dues aux conflits qui opposent Lamothe-Cadillac aux autorités françaises, mais aussi au défi que représente la cohabitation avec diverses nations autochtones artificiellement réunies sur un même territoire. En 1710, Lamothe-Cadillac quitte l'endroit n'y laissant que 69 hommes, certains avec leur famille, et 30 militaires. Différents commandants succèdent au fondateur de la colonie. Les concessions de terre sont plus nombreuses dans les décennies suivantes. Comme dans la vallée du Saint-Laurent, les colons se voient concéder de longues et étroites bandes de terre. Le peuplement ne gagne la rive Sud qu'à la fin des années 1740. Une mission jésuite est fondée à la Pointe de Montréal. L'endroit est aussi appelé Sandwich, site de la future ville de Windsor. En 1767, la mission devient officiellement la paroisse de l'Assomption, la plus ancienne paroisse de l'Ontario. Les précieux manuscrits du père Pierre-Philippe Potier (1708-1781), missionnaire de l'endroit, nous renseignent sur l'identité et la vie des colons français établis dans cette région du futur Ontario. |
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