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« Le Détroit » et la frontière On estime à 2 000 environ le nombre de Canadiens (Canadiens français) établis sur les deux rives de la rivière Détroit au moment de la Conquête britannique. Lors du soulèvement autochtone contre les Britanniques en 1763, Pontiac, chef des Outaouais, a pu compter sur la collaboration de quelques centaines de Français, mais la majorité sont restés neutres. Jusqu'à la Révolution américaine, en 1776, on ne note pas de changement important dans la vie des Canadiens de la région. Cependant, à partir du moment où la rive Nord est intégrée à l'État du Michigan, et surtout à partir de 1796, année où les Américains prennent possession du fort Détroit, la population francophone de cette région se retrouve à l'heure des choix. Plusieurs familles choisissent de s'établir sur la rive Sud pour demeurer sous l'autorité britannique. La population canadienne-française établie sur la rive Nord, du côté américain, dans l'État du Michigan, quoique beaucoup plus nombreuse que celle de l'autre rive, se retrouve bientôt submergée par une population américaine de langue anglaise. En 1850, les 20 000 Canadiens français du Michigan ne représentent plus que 5 % de la population totale de l'État. Du côté canadien, dans le comté d'Essex, l'arrivée des Loyalistes place aussi les Canadiens français en minorité, mais ils représentent encore un tiers de la population. Les statistiques montrent qu'à partir de 1850, une immigration en provenance de la province du Québec a largement contribué à renforcer la présence française dans ce coin de pays. |
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