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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les lieux d’établissement

   L'Est

      De Cataracoui à Kingston

 

 

Une seigneurie sans peuplement permanent

Après 1675, la vie s'organise à Cataracoui. Seigneur de l'endroit, Robert Cavelier de La Salle fait démolir les fortifications de bois érigées à la hâte en 1673 et les remplace par une structure plus imposante, faite en bonne partie de pierres. Soldats, matelots, maçons, charpentiers et autres artisans s'activent autour du fort. Les Récollets assurent les services religieux et un certain nombre de familles viennent s'installer à proximité du fort, sans compter les Iroquois qui se regroupent autour de ce petit peuplement. Pour permettre à deux de ses créanciers de participer à la traite des fourrures sur le lac Ontario, et ainsi rembourser une partie de ses dettes, Cavelier de La Salle leur concède des parties de sa seigneurie. François Dauphin de La Forest reçoit la parcelle nommée Belle-Isle et Madeleine de Roybon d'Allonne, celle appelée Toneguignon. Ils y pratiquent surtout le commerce des fourrures et se soucient peu de voir au peuplement du territoire. Au cours des années 1680, Robert Cavelier de La Salle, occupé à ses voyages d'exploration sur le Mississipi, est peu présent au fort Frontenac. Il est assassiné en 1687 au cours d'un voyage d'exploration dans le Sud des futurs États-Unis, mais la nouvelle de son décès ne parvient qu'un an plus tard dans la colonie. En 1688, le conflit entre Français et Iroquois ayant repris de plus belle, après la paix relative des années 1670 qui avait permis la fondation de l'établissement, le fort Frontenac est attaqué. Les Iroquois font quelques prisonniers, dont Madeleine de Roybon d'Allonne. Les habitants de l'établissement, décimés par la maladie, sont rapatriés à Montréal. Dans les années 1690, le fort Frontenac renaît de ses cendres mais les anciens privilèges y sont abolis et la traite des fourrures s'y fait maintenant au profit du roi de France. Madeleine de Roybon d'Allonne tente bien de récupérer son bien mais sans succès. Une décision du Conseil de la Marine, rendue quelques semaines avant sa mort en 1718, lui reconnaît tout au plus le droit à une pension du roi.

De Cataracoui à Kingston

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003