![]() |
|
|||||||
![]() |
||||||||
![]() |
||||||||
|
|
Pendant les décennies qui suivent le passage du Canada à la couronne britannique en 1763, il y a de toute évidence une présence française à Cataracoui (Kingston). Les troupes militaires qui sillonnent le lac Ontario comptent beaucoup de « Canadiens » (Canadiens français) dans leurs rangs. En 1777, le capitaine René Hippolyte Laforce est d'ailleurs nommé commandant de la marine sur le lac Ontario. Les assistants et serviteurs des arpenteurs qui visitent la région, dont les pilotes des bateaux dans lesquels ils voyagent, sont en majorité des Canadiens. Des coureurs des bois poursuivent également leurs activités dans la région. Il n'est pas exclu que quelques familles établies aux abords du fort Frontenac aient continué d'y vivre après la chute du Régime français. Il s'agirait vraisemblablement d'une population en bonne partie métissée (issue d'unions entre Blancs et Autochtones). À partir de 1783 toutefois, la région se peuple de loyalistes (immigrants arrivant des États-Unis, restés fidèles à la couronne britannique lors de l'indépendance américaine). C'est là que l'endroit prend résolument un caractère anglais et c'est sous l'influence des loyalistes qu'on le nomme Kingston (King's Town) en l'honneur du roi Georges III, souverain régnant en Angleterre. Dès lors, les francophones sont toujours largement minoritaires à Kingston, mais leur présence est constante. Des missionnaires catholiques offrent les services religieux à la population francophone et irlandaise vivant dans ce milieu à majorité protestante. Au XIXe siècle, des communautés religieuses en provenance du Québec viennent s'y installer. Centre militaire et politique important du Haut-Canada, Kingston se développe et un nombre important de Canadiens français participent à son développement, pratiquant différents métiers dont ceux de soldat, forgeron, constructeur de navire, maçon, hôtelier, marchand, couturier et aubergiste. En 1911, un an après la fondation de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO), un représentant du nouveau regroupement se rend à Kingston pour y mettre sur pied une section de l'Association. Il y trouve une population française qu'il juge soumise à un processus d'assimilation.
|
|||||||
|
|
||||||||
|
||||||||
|
|
||||||||
|
Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca © Université d'Ottawa. |
||||||||