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L'agriculture en période de colonisation Pendant la période de colonisation, l'agriculture est diversifiée et orientée vers les marchés locaux : les chantiers, les mines, les centres urbains en développement, comme Ottawa et Montréal pour l'Est ontarien. Le fermier partage souvent son temps entre plusieurs activités : la coupe du bois et le défrichage, les travaux agricoles et le travail au chantier ou à la scierie locale. La potasse, un produit dérivé de la cendre de bois, servant à fabriquer le savon, représente également une source de revenu non négligeable pour le colon de l'Est ontarien vers le milieu du XIXe siècle. Assez tôt cependant, différents facteurs se conjuguent pour forcer une réorientation de l'agriculture. Après quelques décennies de culture de céréales (avoine, blé), les sols s'épuisent et les rendements diminuent. La production céréalière canadienne se déplace graduellement vers les Prairies, tout comme elle s'était déplacée du Québec vers l'Ontario au début du XIXe siècle. D'autre part, l'accroissement naturel de la population est tel que les territoires se remplissent rapidement. Les nouvelles générations doivent chercher toujours plus loin de nouvelles terres où s'établir. À partir du début du XXe siècle dans le Sud, et à partir des années 1930 dans l'Est, plusieurs milieux ruraux francophones voient leur population décroître ou du moins cesser de croître. Ceux qui partent choisissent de nouvelles zones de colonisation (Nord de l'Ontario, Prairies, Ouest américain) ou des villes canadiennes ou américaines. Ceux qui restent doivent réorienter leur exploitation agricole, investir davantage et mécaniser leurs fermes. |
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