![]() |
|
|
||||||
![]() |
||||||||
![]() |
||||||||
|
La
presse et la résistance au
|
Le Droit : les années pionnières Le Droit, journal canadien-français, nationaliste et catholique, est fondé, en 1913, avec bien peu de moyens. À l'instar du Devoir de Montréal et de L'Action catholique de Québec, le quotidien franco-ontarien tient à maintenir intégrale son indépendance idéologique et refuse de se soumettre à quelque organisme politique que ce soit. À une époque où le financement de la presse par les grands partis politiques constitue encore une norme très largement répandue, Le Droit refuse de troquer son autonomie contre une plus grande sécurité financière. Journal de combat et d'opinion, il doit compter sur le dévouement de ses artisans et sur la générosité de ses amis pour survivre. C'est le Syndicat d'Oeuvres sociales, fondé en 1912 par un groupe de militants nationalistes canadiens-français, qui possède Le Droit. L'organisme recrute la plupart de ses directeurs dans la grande région de la capitale fédérale. Les premiers bureaux du nouveau journal n'ont rien de très inspirant : ils se situent à l'étage supérieur d'un édifice de la rue York dont le rez-de-chaussée abrite un garage. Après le lancement du premier numéro, qui a coûté plus de 6 000 dollars, la caisse affamée du Droit n'en contient plus que 2 500. L'équipement, durant ces années pionnières, se résume à fort peu de chose : une vieille presse et une vieille linotype en constituent les pièces maîtresses.
|
|||||||
|
|
||||||||
|
||||||||
|
|
||||||||
|
Commentaires
ou questions ? crccf@uottawa.ca ©
Université d'Ottawa. |
||||||||