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La
presse et la résistance au
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Jules Tremblay et La Justice Le Droit n'est pas le seul journal de langue française à voir le jour dans la capitale fédérale. Manifestement, les hésitations entourant sa création épuisent la patience de certains militants nationalistes qui décident de passer à l'action en lançant leur propre journal, La Concorde, en juillet 1911. Le seul objectif de cet hebdomadaire : combattre les puissances de l'heure qui travaillent à l'assimilation des Canadiens français de l'Ontario. La Concorde s'éteindra au bout de quelques mois, mais pas avant que La Justice, dont la première livraison paraît en juin 1912, n'en prenne la relève. Cet autre hebdomadaire est l'oeuvre de Jules Tremblay, un membre actif de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario depuis l'année précédente. Comme La Concorde avant elle, La Justice se lance à corps perdu dans la guerre contre le Règlement XVII et n'hésite pas à user d'un vocabulaire parfois mordant pour en dénoncer les auteurs. Comme La Concorde aussi, elle n'aura pas la vie longue : elle disparaît en 1914, à peine deux ans après sa fondation. Le Droit ayant été mis sur pied l'année précédente, les élites nationalistes franco-ontariennes hésitent vraisemblablement à disperser leurs efforts dans la lutte contre le Règlement XVII. |
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