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 LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010 
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La paroisse Sainte-Anne-des-Pins de Sudbury

Avec la construction d'une première église en 1889, la mission Sainte-Anne-des-Pins, établie en 1883, est érigée en paroisse. Jusque vers 1905, cette paroisse est majoritairement francophone. Toutefois, le nombre de catholiques anglophones augmente progressivement et au début des années 1910, on songe à leur créer une paroisse. Finalement, au mois de juillet 1915, Mgr David Joseph Scollard, évêque du diocèse de Sault-Sainte-Marie, par l'entremise du père François-X.-M. Descoteaux, fait connaître son intention de diviser la paroisse Sainte-Anne-des-Pins et de créer une nouvelle paroisse pour les catholiques anglophones de la région de Sudbury. Le projet est assorti de conditions qui sont acceptées par les deux communautés. Les Canadiens français gardent l'église Sainte-Anne et doivent effacer la dette de la paroisse. Les anglophones, pour leur part, auront une nouvelle église qu'ils devront financer et faire construire sur un terrain que Mgr Scollard a acheté quelques mois auparavant.

Toutefois, le dossier traîne et les choses se compliquent. En 1917, la construction de l'église n'est pas encore entamée. Les catholiques anglophones sont de plus en plus mécontents et demandent à ce que l'emplacement projeté pour la construction de l'église soit changé. Mgr Scollard jongle déjà avec l'idée de changer d'emplacement et leur offre en attendant la Salle du Jubilé (Jubilee Hall), ce qui irrite certains Canadiens français. Construite en 1904, cette salle paroissiale, située sur le terrain de l'église Sainte-Anne, servira donc de chapelle jusqu'à l'ouverture de la nouvelle église.

En avril 1919, des rumeurs commencent à circuler à l'effet que Mgr Scollard veut faire construire la nouvelle église à même le terrain de l'église Sainte-Anne. Inquiétés par ces rumeurs, les Canadiens français de la paroisse, s'informent auprès de l'évêque dans une lettre du 27 avril 1919 afin de vérifier si les rumeurs sont fondées. Lorsqu'ils apprennent qu'elles le sont, les francophones se sentent lésés dans leurs droits. Ils rédigent des doléances à Mgr Scollard. Devant l'insistance des Canadiens français, Mgr Scollard explique sa position en mars 1920. Les paroissiens de Sainte-Anne-des-Pins, insatisfaits des explications de l'évêque, s'adressent au délégué apostolique au Canada et au représentant des Canadiens français à Rome. Malgré leur mécontentement, la position de Mgr Scollard est maintenue. L'église Saint-Joseph (aujourd'hui Christ the King) est construite sur le même terrain que celui où est érigée l'église de la paroisse Sainte-Anne-des-Pins.

Les paroisses bilingues

  
         
    
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Dernières modifications : 2002.11.01

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