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Les services d'entraide et le mouvement coopératif
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Les principes fondateurs, les aspirations, voire le fonctionnement de l'Union Saint-Joseph dépassent largement la question de l'assurance-vie. En harmonie avec l'univers socio-culturel de l'époque, les motivations des fondateurs sont intimement liées aux grands idéaux nationalistes alors dominants dans la société canadienne-française. Si l'Union Saint-Joseph a d'abord pour but d'organiser des secours mutuels, la fibre patriotique de ses membres, où religion et langue se conjuguent, est abondamment sollicitée et mise à contribution. Tout est mis en oeuvre pour faire naître, grandir et entretenir chez les membres un fort sentiment d'appartenance. Être membre de l'Union St-Joseph et en respecter les règles, c'est prendre une part active à la défense de la foi catholique et de la langue française en sol canadien ou en d'autres mots être un bon patriote. Avec de telles assises, il n'est pas surprenant de constater que l'Union Saint-Joseph joue un rôle clé dans le mouvement qui donne naissance à l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) en 1910. En tant qu'institution coopérative visant à rehausser le statut économique de la minorité franco-ontarienne, elle est aussi un précurseur du mouvement coopératif en Ontario français, annonçant déjà l'élan que prendra le coopératisme au XXe siècle avec la naissance et la multiplication des caisses populaires.
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