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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION

Le système scolaire franco-ontarien

   Avant 1927

      L’enseignement français dans les
      « pays d’en haut », avant 1841

 

 

L'école du Fort Frontenac

Dans les années 1660 et 1670, l'intendant Talon et le gouverneur Louis Buade de Frontenac conçoivent le projet de créer des établissements à l'Ouest du continent afin de faire des Iroquois, pourtant réputés hostiles aux Français, de nouveaux sujets de l'Église et du Roi. Rêvant de découvrir la route de la Chine, Robert Cavelier de La Salle est désigné par Frontenac pour explorer les « Pays d'en haut ». Il commence par établir une mission à l'entrée du Lac Frontenac (Lac Ontario). En 1673, Cavelier de La Salle réussit à convaincre les chefs des tribus iroquoises de lui permettre de bâtir un fort à Cataracoui (Kingston). En 1675, Colbert lui accorde la concession du Lac Frontenac, ainsi que des titres de noblesse. Le Fort Frontenac, un fort à quatre bastions comprenant de grands logements, est construit au mois d'août 1676. Le fort comprend une garnison de 80 hommes. Ce sont des soldats et des ouvriers. Près du fort, deux villages sont établis. Le premier est composé de douze familles de colons français provenant de Québec, Trois-Rivières et Montréal. L'autre est composé d'une centaine de familles autochtones. En favorisant les échanges entre les deux groupes, les Français espèrent amener les Iroquois à se sédentariser en leur apprenant, entre autres, les rudiments de l'agriculture. En 1677, Cavelier de La Salle rédige un mémoire au roi afin d'obtenir son appui financier pour établir immédiatement d'autres forts dans la région des grands lacs. Dans ce mémoire, de La Salle décrit comment il a réussi à établir le Fort Frontenac et mentionne que les Récollets y instruisent les enfants autochtones « à la française ». En effet, les Récollets sont chargés d'instruire les enfants des deux villages. Aussi, Cavelier de La Salle leur a-t-il fait construire une maison pouvant également servir d'école. Dans un autre témoignage d'époque, le père Louis Hennepin, l'un des pères ayant séjourné au Fort Frontenac, écrit que les Récollets obligent les enfants autochtones à converser fréquemment avec les petits Français. Ainsi, les uns et les autres s'enseignent mutuellement leur langue maternelle. Les missionnaires espèrent que ces enfants, devenus adultes, assureront une solide alliance entre les Français et les Iroquois. Cependant, l'entreprise s'avère un échec. S'absentant lors de la saison de la chasse, les enfants autochtones ne reviennent au fort qu'en ayant presque tout oublié ce qu'ils ont appris. Néanmoins, l'école catholique et française du Fort Frontenac fonctionne toujours à la fin du Régime français alors que la garnison du fort compte plus de 1,000 soldats et officiers.

Le système scolaire franco-ontarien

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004