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Outils et activités pédagogiques
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En 1937, les professeurs Louis Charbonneau et Roger Saint-Denis ainsi que l'inspecteur Lucien Laplante, tous trois membres de la section des professeurs de la Société-Saint-Jean-Baptiste d'Ottawa, mettent sur pied des sections juvéniles dans quelques écoles de la capitale fédérale. Grâce à son « Royaume des enfants » dans le journal Le Droit, l'Oncle Jean, pseudonyme du journaliste Victor Barrette, popularise le mouvement. Il permet aux élèves franco-ontariens d'en connaître les principes et les activités des diverses sections juvéniles de la province. En 1937, il y a 148 sections juvéniles en Ontario français; en 1938, il y en a déjà 321. L'Oncle Jean se déplace à travers l'Ontario français pour conseiller et encourager les élèves à participer aux sections juvéniles. En 1940, Barrette publie « Pour une école nationale », une conférence qu'il avait prononcée trois ans plus tôt à l'école Saint-Charles d'Ottawa. En épousant la cause de ce mouvement patriotique, l'Oncle Jean en devient le plus important propagandiste. L'Oncle Jean donne aux sections juvéniles la devise « Fierté-Initiative-Désintéressement ». Les sections juvéniles sont des cercles d'études qui ont pour but principal de développer chez l'enfant un sincère patriotisme canadien-français. Les membres sont recrutés parmi les élèves de la 5e à la 8e année. En adhérant au mouvement, ils s'engagent à se soucier sincèrement de la qualité de leur français oral et écrit ainsi qu'à avoir une conduite sans reproche. Dirigés par des enseignants dévoués, les membres des sections juvéniles font l'étude de la langue française, de l'histoire et de la géographie du Canada, reçoivent une instruction civique et discutent des événements contemporains. Chaque section juvénile a son président, son vice-président, son trésorier, son secrétaire, son porte-drapeau et son bibliothécaire. Les autres membres sont des conseillers responsables de tâches diverses. Les sections juvéniles offrent un moyen aux enseignants pour insérer leurs élèves dans leur milieu social. Elles organisent une séance publique annuelle où les membres interprètent des pièces tels que « Maria Chapdeleine », adoptent des résolutions patriotiques et entonnent des pièces du répertoire de la Bonne chanson. D'autre part, chaque section juvénile doit avoir une bibliothèque ainsi qu'une Croix de Cartier et un drapeau Carillon, signes concrets du caractère catholique et français de leur école. Lors du 3e Congrès des sections juvéniles du 22 mai 1939, le directeur de l'enseignement français en Ontario, Robert Gauthier, donne son appui officiel au mouvement des sections juvéniles, car il estime qu'il est dans l'esprit du nouveau programme d'études des écoles franco-ontariennes. Il encourage l'étude et forme de futurs citoyens engagés. De plus, en stimulant l'étude de leur langue et de leur histoire, les sections juvéniles permettent aux élèves de développer un sentiment d'appartenance à la grande famille franco-ontarienne. |
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