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La coopérative d'épargne et de crédit |
En Ontario comme au Québec, Alphonse Desjardins ne fonde pas de caisse populaire sans l'appui direct du curé de la paroisse. La caisse populaire se conçoit comme un prolongement de la paroisse catholique. Généralement, c'est le curé de la paroisse, ou un abbé bien en vue et ayant toute la confiance du curé, qui invite lui-même Alphonse Desjardins, et plus tard les autres chefs de file du mouvement des caisses populaires, à venir aider les paroissiens à fonder une caisse populaire. Les autorités religieuses suivent en cette matière les directives qui découlent de l'encyclique Rerum Novarum publiée en 1891 par le pape Léon XIII. C'est l'époque du christianisme social, réponse de l'Église aux ravages causés par le capitalisme dit « sauvage » qui déferle alors sur les sociétés où l'industrialisation progresse à fond de train. L'Église encourage alors les projets qui, tout en respectant les valeurs morales qu'elle défend, ont pour but l'amélioration de la condition ouvrière. Le Catéchisme des caisses populaires, publié plusieurs fois au Québec, demeure longtemps la « bible » du mouvement. Les valeurs morales dont il faut faire preuve pour obtenir du crédit de sa caisse populaire sont celles d'un « bon catholique ». L'Église est encore bien présente dans le mouvement des caisses populaires en Ontario français. | |||||||
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