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La coopérative d'épargne et de crédit Des caisses populaires en Ontario
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La coopération : une vision de la société Contrairement aux banques, qui sont des regroupements de propriétaires capitalistes motivés avant tout par la quête de profits, la caisse populaire est une coopérative de sociétaires. Chaque membre de la caisse populaire contribue une part minime et devient l'un des propriétaires de l'institution coopérative. Tous les membres de la coopérative sont égaux et une cotisation de membre ne donne droit qu'à un vote à l'assemblée générale des sociétaires, peu importe les avoirs de chaque individu. Caisse populaire signifie caisse du peuple. Ce qui intéresse tant les fondateurs de caisse et Alphonse Desjardins le premier, de même que les élites de l'époque, dans le principe de la coopération, c'est qu'il permet aux francophones qui possèdent peu de capitaux de mettre en commun leurs maigres ressources. Une fois réunies, ces épargnes représentent un fonds important à partir duquel on peut fournir du crédit aux membres. Populaire par définition, la caisse accorde plus d'importance aux qualités morales (honnêteté, probité) de l'emprunteur qu'à ses avoirs financiers. La caisse populaire se présente ainsi comme une institution au potentiel économique créateur de développement, contrôlée par et pour les petits épargnants francophones. Sanctionnée par l'Église, grâce aux valeurs morales sur lesquelles elle s'appuie, la caisse populaire apparaît comme la planche de salut, le levier économique idéal de la société canadienne-française catholique. À partir de cette base économique solide, la culture canadienne-française, langue et religion confondues, ne peut que s'épanouir.
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