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Outils et activités pédagogiques
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Les manuels de sciences sociales Jusqu'en 1937, l'histoire et la géographie ne sont pas des matières au programme des écoles élémentaires ontariennes. Les leçons d'histoire et de géographie se font en filigrane dans l'enseignement des langues. À cette époque, l'école élémentaire insiste sur les « éléments ». On y apprend donc essentiellement à lire, à écrire et à compter. Dans les écoles séparées de l'Ontario français, l'apprentissage du catéchisme s'ajoute à ces trois missions fondamentales de la petite école. Au milieu des années 1930, cependant, le ministère de l'Éducation entreprend une réforme de l'enseignement élémentaire. Le nouveau Programme d'études pour les écoles publiques et séparées de 1937 vient bouleverser les objectifs traditionnels de l'école. Dorénavant, l'école doit s'ajuster aux besoins individuels et sociaux de l'enfant. Inspiré par la pensée éducative de John Dewey, célèbre pédagogue progressiste américain, le programme cherche à transformer l'enseignement dans les écoles ontariennes. Délaissant l'approche traditionnelle par laquelle la matière fondamentale d'une discipline est apprise par coeur, les pédagogues progressistes veulent que l'école devienne active et s'adapte aux besoins de l'enfant. Pour ce faire, l'élève doit être en mesure de s'adapter à son environnement et à développer un intérêt pour les problèmes et les préoccupations de ses contemporains à travers le monde. Le Programme d'études de 1937 introduit ainsi les sciences sociales, une nouvelle matière qui intègre l'histoire, la géographie et l'instruction civique. Les nouvelles sciences sociales amènent d'abord l'enfant à découvrir ses rapports à la fois historiques et géographiques avec sa communauté locale. Puis, elles élargissent progressivement ses horizons aux niveaux provincial, national et international. Cependant, l'ajout des sciences sociales au programme d'études à l'élémentaire pose un problème particulier aux écoles bilingues de l'Ontario français. En effet, une grande proportion du temps est déjà consacrée à l'apprentissage de deux langues, le français et l'anglais. Les pédagogues franco-ontariens proposent d'utiliser les sciences sociales pour appuyer l'apprentissage de la langue maternelle. Ainsi, l'introduction du manuel Peuples lointains en 1943 permet d'accorder plus d'attention à l'enseignement du français dans les écoles franco-ontariennes. D'autres manuels d'histoire et quelques manuels de géographie sont traduits et adaptés en français durant les années 1940 et 1950. Cependant, il faut attendre le tournant des années 1960 pour voir apparaître une série complète de manuels de sciences sociales adaptés à la réalité franco-ontarienne. |
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